Vitamine D : pourquoi ton apport chute entre octobre et mars
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Entre octobre et mars, la France passe sous un seuil que peu de monde a en tête : celui de l'angle solaire. Sous nos latitudes, le soleil d'hiver ne monte pas assez haut pour que les rayons UVB atteignent le sol en quantité utile. Or ce sont eux, et eux seuls, qui déclenchent la fabrication de vitamine D dans la peau.
La conséquence est simple. Pendant environ six mois, la peau ne prend plus le relais. L'alimentation redevient la source principale.
Ce que la vitamine D fait, exactement
Le sujet traîne beaucoup d'approximations, alors autant s'en tenir à ce qui est établi et vérifiable. Le règlement européen encadre strictement ce qu'on a le droit d'affirmer sur un nutriment, et la vitamine D fait partie de ceux dont les effets ont été reconnus au terme d'une évaluation scientifique. Voici les formulations retenues :
- la vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire ;
- la vitamine D contribue au maintien d'une fonction musculaire normale ;
- la vitamine D contribue au maintien d'une ossature normale ;
- la vitamine D contribue à l'absorption et à l'utilisation normales du calcium et du phosphore.
Tu remarqueras le mot qui revient : normale. Ce n'est pas une prudence de juriste, c'est le fond du sujet. Un nutriment ne répare rien et ne soigne rien. Il permet à une fonction de tourner comme elle doit tourner. C'est déjà beaucoup, et c'est précisément ce qui devient moins évident quand l'apport baisse pendant six mois.
Où la trouver dans l'assiette
La vitamine D alimentaire est rare, et concentrée dans peu de familles d'aliments :
- les poissons gras : hareng, maquereau, sardine, saumon ;
- l'huile de foie de morue, de loin la source la plus dense ;
- le jaune d'oeuf, en quantité modeste ;
- certains champignons exposés aux UV.
C'est une liste courte, et assez éloignée de ce que la plupart des gens mangent au quotidien en hiver. D'où l'intérêt de savoir lire une étiquette plutôt que de se fier à une impression.
Comment lire un pourcentage sur une étiquette
La valeur nutritionnelle de référence, la VNR, sert de repère commun. Pour la vitamine D, elle est fixée à 5 microgrammes par jour. Un produit affichant 130 % des VNR t'apporte donc 6,5 microgrammes. Un produit affichant 20 % t'en apporte 1.
Deux seuils comptent, et ils sont réglementés. En dessous de 15 % des VNR pour 100 g, un aliment n'a pas le droit de se dire source d'un nutriment. À partir de 30 %, il peut se dire riche en ce nutriment. Entre les deux, tout est affaire de formulation, et c'est là que se logent la plupart des approximations du rayon.
Ce qu'on a mis dans EIVIE BOOST
Quand on a conçu EIVIE BOOST, c'est exactement le problème de la saison froide qu'on avait en tête. La recette contient de l'huile de foie de morue, en petite quantité et sans arrière-goût de poisson, ce qui lui donne pour 100 g :
- 6,5 µg de vitamine D, soit 130 % des VNR ;
- 195 mg de vitamine C, soit 243 % des VNR ;
- 870 mg d'oméga-3 EPA et DHA.
Une gourde par jour, pas plus. C'est la quantité pour laquelle la recette a été calée, et il n'y a aucun intérêt à en empiler davantage.
Le mot de la fin
La vitamine D en hiver n'est pas un sujet de mode, c'est un sujet de géographie. Le soleil est moins haut, la peau fabrique moins, et ce qui reste passe par ce que tu manges. Regarder le chiffre sur l'étiquette, et savoir à quoi il correspond, c'est déjà l'essentiel du travail.
Il est important d'avoir une alimentation variée et équilibrée ainsi qu'un mode de vie sain.